jeudi 19 janvier 2012

violence

elle est brute, elle s'élance, comme une entièreté, comme la démence. elle crie, elle jure, elle n'a pas besoin de faire mal pour faire souffrir. un coup sur le visage. un coup de pied dans le vide. un geste mal articulé qui se veut justicier, même pas un bleu, une égratignure. des pas qui courent. qui cherche la sécurité. les bras de quelqu'un. un téléphone. un cri incohérent. une brisure. un mot. violence.

lundi 5 décembre 2011

Pauvres

Ma mère parle peu de son enfance. Lorsque ça lui arrive, elle parle surtout de repas. Elle dit il n'y avait pas de légumes, pas de fruits, on mangeait surtout des pâtes. J'allais chez ma soeur plus vieille pour boire du lait de vache, on avait pas de lait de vache chez-nous. Elle dit du lait de vache et ça me fait rire. Je n'ose pas demander quel sorte de lait elle buvait dans sa maison. Elle trouve ça drôle, un peu comme je trouve drôle moi aussi d'avoir eu à porter les vêtements usés de mes soeurs. Personne n'en meurt. J'essaie de voir à quoi elle ressemblait cette réserve, ce village pauvre, habité par des gens pauvres, qui subsistaient à grandes poches de patates et de farine.

Puis j'entends parler d'une réserve, dans le nord de l'Ontario, la belle et riche province, l'Ontario. Ces échos de pauvreté in-crédible jusque dans nos téléjournaux locaux québécois. Attawapiskat, un village que je ne connaissais pas avant de voir la photo de presse d'une cabane construite moitié en toile, moitié en planches. On n'y croit pas. Encore de ces exceptions généralisées. On voit les vieux et les enfants, les parents inquiets et les cabanes qui se multiplient. C'est un village tout entier. Ce sont des membres des Premières Nations, des Canadiens. C'est la minorité invisible. Ceux qui habitent des parcelles de territoire réservées. Attawapiskat, fondé en 1950. Près de deux milles habitants. À quel moment ces gens ont-ils choisi d'être pauvres? Car si on peut créer la richesse, on peut également créer la pauvreté.

Je déteste le mot "réserve", comme je déteste l'idéologie que renferme ce mot. Je suis outrée par la péjoration, par le racisme et le cloisonnement de ce mot. Mais je l'utiliserai. Je continuerai à parler des réserves tant qu'elles existeront, tant que la loi canadienne et les normes sociales resteront les mêmes. Toutefois, je ne suis pas désabusée, au rythme où vont les choses, dans le cri grandissant des premiers peuples, je sais qu'un jour elles changeront.

dimanche 4 décembre 2011

Le recul

Il m’arrive, devant autant d’encouragements et d’approbations et de félicitations, dus à mon livre, de me dire que je ne le mérite pas. J’en suis consciente, ma mère plus que moi. Les gens m’invitent pour que je puisse parler de mon livre à des classes, à des publics, et j’accepte sans savoir ce que je leur raconterai. À quel moment me suis-je forgé une opinion solide sur l’écriture, sur ma culture, sur mon propre livre? Elle m’est tombée dessus, cette notoriété ou appelez ça comme vous voulez. Le fait que ma parole soit écoutée. C’est presque incroyable. Je ne pense pas en avoir rêvé avant. Voulez savoir ce à quoi je rêvais, avant?

Je rêvais d’une maison, petite, bâtie exprès pour moi. Sur le bord de la mer, tout près de l’eau, la Côte-Nord qui longe le fleuve. Une maison en bois avec une galerie peinte en blanc. Derrière, la forêt épineuse. Enseigner aux jeunes de mon peuple. Leur dire tous les jours qu’ils sont les meilleurs. Leur apprendre le français et la fierté d’être soi. Apprendre d’eux le façonnement du savoir, l’éternelle mutation des idées. Leur souhaiter bonne route et recommencer, sans cesse. J’ai bien rêvé d’un livre à publier, quelque part entre les boires du matin et les devoirs à finir. Quelque part entre ma solitude et les veillées tardives.

Aujourd’hui, je regarde la route des possibles. Je l’avoue. Je ne croyais pas que la vie était si vaste. Fluide même, capable de se glisser entre les convictions et le quotidien monoparental. Le mondial et les jouets qui traînent. Je savais, ou j’aime croire que je savais, que rien n’est impossible. Pourtant, plus le rêve devient palpable, plus tout me semble irréel.

Et puis tout ce qui me vient en tête ces jours-ci, le goût d'écrire quelque chose de neuf.

Mais pas pour le rêve, pas pour les autres. Juste pour la poésie qui m'appartient.

jeudi 6 octobre 2011

La route du bout du monde

Pour moi, aller vers la mer c’est rouler vers l’ouest. C’est peut-être le plus dérangeant quand on vient au Québec : tout d’un coup le soleil vous a joué un tour. On roule quand même vers la mer, on ne la voit pas mais on sait qu’elle est au bout de la route, et ce très mystérieux rapport – parce qu’on n’y pense pas, on n’imagine même pas que ça ait pu rejoindre votre conscience – entre le moment, la direction et le soleil qui se lève dans votre dos ou se couche dans votre pare-brise, ce qu’on avait intérieurement intégré depuis toujours a basculé : pour aller vers la mer, il faut rouler vers l’est, et pourtant c’est la même mer.
En venant vivre un an au Québec (mais j’ai appris là-bas qu’il existait des noms bien plus anciens pour le désigner comme pays), ce ne sont pas les villes qui ont été la découvert – même si Boston, New York, Toronto et Montréal vous apprennent autrement l’Amérique, parce que c’est en Amérique qu’on vit –, Québec vous apprend d’abord son fleuve, parce que je ne savais pas qu’un fleuve pouvait être ainsi.
Par exemple, ici, en France, avant le partir, ce fleuve avait un nom. Une fois là-bas, je doute d’avoir jamais entendu prononcer ce nom chrétien qu’il porte sur les cartes chrétiennes (je ne me considère pas comme chrétien, je n’ai pas de dieu et déteste tout discours qui s’en revendique). À quoi bon nommer un fleuve, s’il n’y en a qu’un ? On nomme les rivières qui le rejoignent, mais elles se ressemblent toutes, surgissant transparentes d’entre les épinettes : alors elles ont gardé le nom plus ancien, le nom que leur donnaient celles et ceux qui pour l’hiver les remontaient jusqu’au campement de trappe.
Toute une année je n’ai pu me déprendre d’être fasciné par ce fleuve, dans sa manière grise miroitante si le ciel est gris, dans sa manière puissante et sombre et noire si le ciel est au noir, dans son éblouissement tranquille et calme si c’est le printemps continental qui s’installe – on l’a vu dans la glace, on a attendu des traversiers à son bord, là où il respire par des marées, on a remonté son cours dans un bateau affrontant vagues et vents, on a appris où finissait son échange avec la mer, estuaire qui vient finir à plus de mille kilomètres de l’embouchure : qu’est-ce que ça signifie, pour nos petites dimensions d’Europe ?
Et c’est par le fleuve qu’on a découvert la route – la route qui longe le fleuve, l’accompagne. Dans les anciens récits (il ne faut pas remonter loin : par exemple, à quelques dizaines de minutes de voiture de Québec, au bout de l’île d’Orléans, il y a un bouquiniste, et j’ai trouvé toute une suite de livres sur Anticosti), les voyages entre Montréal et Québec, entre Québec et Anticosti se faisaient encore il y a moins de cent ans uniquement par bateaux, le fleuve était à lui-même sa propre route, c’est seulement les camions qui ont inventé la 138.

J’avais eu un avant-goût un an plus tôt, en venant vers Moncton et Halifax. L’avion à hélice qui survole ces étendues sans limite de vert sombre troué de lacs aux formes chacun différentes. Puis les heures de route quand on vous emmène, que la route est toute droite, qu’elle est bordée d’une forêt sans jamais de chemin ni trouée, sinon pour les pylônes et lignes électriques. Je saurai seulement plus tard qu’à la jonction de la forêt et des eaux on peut remonter pour vivre : quand c’est en voiture, la forêt paraît infinie, mais aussi infiniment stérile – à moins de quelques animaux morts, écrasés par les camions, et qui ne sont pas les animaux dont l’Européen est familier.
Ce qui était étrange, entre Moncton et Halifax, c’est d’entendre des façons de prononcer la langue que je retrouvais telles que dans ma Vendée d’enfance. En cinquante ans, nous avons perdu cette façon de rendre les diphtongues qui perdurait depuis cinq cents ans dans nos pays du bord de l’eau, les pays face à l’ouest. Ici, ces parlers continuaient : on me disait que les navigateurs partis de ces lieux miens savaient naviguer seulement à latitude fixe, qu’ils allaient tout droit et s’installaient là. À Baie Saint-Paul, je m’arrêterais souvent à cet endroit où on avait témoignage que Jacques Cartier avait mouillé : paysage d’eau et d’arbres dont il semble qu’en cinq cents ans, comme la langue acadienne à Moncton, rien n’ait changé. Celui-ci avait remonté le fleuve, mais plus avec la même langue : la langue qui se parle à Québec n’est pas celle que je reconnaissais pour mienne à Moncton.
On pourrait faire tenir en France, en la serrant un peu, en diagonale, toute la 138, par exemple en partant tout droit de Menton pour aller jusqu’à Dunkerque. Peut-être même qu’une route inventée, comme ça, qu’on tirerait à la règle sur les cartes, comme on ferait plus tard avec les lignes de train à grande vitesse, passerait comme eux dans très peu de villes, à l’écart de tout, et principalement de Paris, puisque ce qui caractérise d’abord notre pays c’est que tout y est concentré en étoile, depuis la zone urbaine principale qu’est Paris. Mais, dans nos paysages de collines et de bois, à part quelques zones dans le Morvan (si on s’en tient à cette route droite en diagonale qui irait de Menton à Dunkerque), il n’y aurait jamais deux kilomètres sans apercevoir un signe du travail humain, de ce paysage transformé par le travail humain. C’est la violence et la majesté des paysages d’Amérique : la route même, la 138 toute mince et droite, s’y glisse sans les changer, retient ses signes (motels, marchands de SkiDoo, églises et quelques maisons) qui garde ses signes accrochés à elle, pour se pousser plus loin jusque tout au bout où elle s’arrête.
C’était un rêve, d’aller là où elle s’arrête. Au bout d’un an d’Amérique, on a la liste de tous nos rêves, comme ça, nos rêves d’Européens, nos rêves inventés sur les cartes et dans les livres, les rêves qu’on a pas réalisés. Parce qu’une année ça passe vite, parce qu’on n’était pas là-bas en vacances, parce que surtout on n’avait pas compris l’étendue, la spatialité.
Cette première fois qu’on avait loué une voiture, et qu’on y comprenait même rien à la boîte automatique : c’était si simple, sur la carte, de suivre la 138, d’aller là et puis là. Nous sommes d’un pays où passer ses vacances à tel endroit et revenir à un autre, aller au bout de l’ouest à Ouessant et puis revenir, c’est toujours l’affaire d’une nuit au plus. On n’avait pas compris le déploiement de l’échelle.
Voyage pour rien ? Non. On a appris la 138. On a appris un bout, un petit fragment, de la 138. On a appris le fleuve, un bout, un petit fragment du fleuve. On n’a pas appris la forêt ni l’hiver : à Mashteuiatsh, on a appris qu’on ne les savait pas, qu’on ne pourrait savoir. On a appris par le contact direct de celles et ceux qui savaient, et dont on supposait à peine que ce savoir pour nous lié à l’origine de ce rapport de l’homme à son paysage, venait rejoindre le temps contemporain. par d’autres textes comme celui-ci.

Nous n’avons pas été au bout de la 138 : je me souviens avoir photographié un jour, un matin de septembre qu’il pleuvait, cette station d’essence aux Escoumins. Et quelques semaines plus tard, à la fac de Québec, avoir découvert par un texte lu à voix haute que cette même station d’essence était la porte d’un autre pays, bien plus loin, dont je ne saurais rien, mais que j’apprendrais
Nous ne sommes pas allés au bout de la 138, mais nous avons beaucoup roulé sur la 138. Souvenir d’un jour d’hiver, avec une tempête sur Québec au loin, plein ouest puisqu’on revenait, et que soudain le soleil très bas, diffractant à ras des montagnes du nord, avait éclairé par en-dessous, dans une lumière jaune verte de fin du monde, l’étouffement bas des nuages.
Avoir un peu mieux compris l’espace, ce qui nous est concédé d’espace sur la vieille terre ronde, âgée et commune, par la 138. Avoir un peu mieux compris qui on est, les hommes, et ce que chacun de nous porte en soi de l’expérience globale de tous, et du très ancien temps de cette expérience de tous, par la 138 et ceux qu’elle rejoints.



1 François Bon | www.tierslivre.net
2 François Bon | www.tierslivre.net

lundi 12 septembre 2011

Connaître tes mots

Le train est bondé. Les enfants courent sur le passage étroit entre les deux rangées de banquettes qui se font face les unes aux autres. Les plus jeunes sont couchés sur le tissu épais, ils dorment les poings fermés et le souffle doux. Les plus vieux jouent aux cartes sur les tablettes repliables. On entend le rire et les termes familiers de la chasse. Dehors, c’est l’hiver et le vent du Nord déferle sur les arbres enneigés. Dans la chaleur des wagons, on se parle de tout de rien, parce qu’on se connait. J’ai onze ans.

Tu es assis en face de moi. Tu regardes la forêt défiler. Tu es vieux. Peut-être un peu trop pour faire ce long trajet qui dure toute une journée. La brièveté des séjours dans le bois est devenu nécessaire depuis que tes os te font souffrir. Les cheveux blancs, les yeux comme des fentes. La peau brune à cause de la vieillesse. Les rides sur ton visage, des écorchures ou une histoire. À cet instant, tu me parles, marmonnes une langue lointaine. Un léger tremblement aux mains quand tu pointes les bois, les montagnes, Nutshimit la terre du centre. J’ignore ce que tu tentes de me dire. Je comprends à peine tes soupirs et tes yeux embués. Je t’écoute. Je te regarde, les yeux ronds, et difficilement, peu à peu un mur s’abat.

Je voudrais tant savoir tes mots. Les inscrire à jamais dans ma mémoire. Les garder comme on garde la vie à l’intérieur de soi. Comme on garde le courage devant l’incertain. À mon tour, connaître les choses dont tu parles. Même les connaître abstraitement, sans les avoir touché, les voir de tes yeux.

C’est comme si c’était la première fois. D’immenses épinettes encerclées par la neige épaisse. Je remarque le lointain. La ligne d’horizon bleutée. Le lent continuum d’un paysage sauvage, inaltéré. Je sais que tout ceci est parfait. Dans ton esprit éraflé par les années, peut-être tentes-tu de me léguer ta mémoire. Peut-être y-a-t’il un autre chemin derrière cette pureté. Plus rugueux, avec plus d'embûches, plus difficile à préserver de l'ignorance. Peut-être connais-tu l’issu de ce chemin.

Plus tard, ils me diront comme tu étais un grand homme. Un savant. Un érudit de la chasse. Un phénomène dans l’art du tambour. Un arpenteur lorsqu’il s’agissait de reconnaître les droits Innus. Un dictionnaire humain comme ils me diront. À moi, parce que j’aurai voulu, à cause de ces mots incompris, écrire ta vie. Mushum, Grand-Père.

lundi 22 août 2011

La timidité lorsqu'elle se déclanche

Ils disent qu'il faut être soi-même, de la longueur des paroles jusqu'à la justification de ses moindres gestes. Qu'il faut charpenter un soi-même. Le rendre inébranlable. et se sentir à l'abri de tout, de la critique et de tout.

Je sais à peu près ce que j'aime, les balades en voiture, la musique douce, les lettres écrites tout bas et les yeux foncés. Mais si on me propose une marche à pied ou un concert rock, je ne refuserai pas, pas forcément. Parce que je suis timide. Timide d'être moi. Incohérente dans mes envies de danser. Indécente dans ma volonté de ressembler ou de disparaître.

Ils disent qu'on se façonne et qu'on se forge à la lumière du forgeron. Qu'il y a l'âme, qui doucement apparaît. Qu'il y a les autres, qui comme une fraude nous corrompent. Mais qu'il faut devenir. Qu'il faut être cette drôle de bestiole unique, sans pareille. Une belle énormité qui se transcende, un peu partout, un peu n’importe comment.

Il m’arrive, moi, de vouloir être l’autre. La voisine à la voix aigue que l’on entend jacasser d’un bout à l’autre de la rue. Ou la grande fille qui joue à la ballerine sur ses talons aiguille, et qui danse entre un canapé aux crevettes et un verre de rosée. Étourdissante. Ravie.

Quand il m’arrive d’être insatisfaite. Atteinte sur mon droit de la personne. Sur la réalité toute incommode d’être juste moi, alors j’écris. J'écris ce rêve de devenir.

lundi 20 juin 2011

Une brèche et des perches

Les choses, comme les gens, évoluent, au rythme lent des saisons. On délaisse des guerres qui nous corrompent, on adopte une attitude de paix et étrangement les gens que l'on appelait nos ennemis deviennent des êtres avec qui on gagne à partager. Ces l'impression que j'ai lorsque je vois les gens de mon pays se tendre des perches vers le respect mutuelle des différences que les peuples portent comme une fierté, non plus, une entrave. Nous avons cherché trop longtemps à secouer le passé qui nous nuisait, une querelle entre Blancs et Indiens, qui sommes toutes ne correspondaient même plus à l'idée qui l'avait fait germer.

Autrefois, il fallait être conquérant. Cette mentalité fétide de supériorité de races entre humains. Darwin ne nous aura pas aidés sur ce coup-là. C'est cette manière de penser qui a entraîné l'écrasement des peuples, ceux qui se nourrissaient de petits fruits fraîchement cueillis, dormaient sous les tentes et se guérissaient avec des racines arrachés du sol. Ces avec ces mentalités qu'on en vient à enfermer tout une nation dans des réserves aux clôtures hautes et à l'espace restreint. C'est aussi par elles que naissent les enfants dans la misère. L'éloignement jusqu'à l'exclusion la plus totale. Une barrière impénétrable entre peuples d'un même pays. C'est ce passé que l'on ne comprend pas, car aujourd'hui on parle d'égalité, de justice et de droits humains, comme on parle du beau temps.

Je disais des perches. Des Innus assis à la même table que le gouvernement pour parler d'avenir. Une élection fédérale dans laquelle trois députés font partis des Premières Nations. Des excuses officielles du Premier Ministre pour ces drames qu'ont causés les pensionnats Indiens. Et demain, la journée Nationale des Autochtones au Canada, journée établis depuis une quinzaine d'années.

Cette brèche, d’une part et d’autre, peut enfin laisser entrer l’air dans le cloisonnement des réserve et souffler les poussières d’amertume qu’elle l’y a laissé. Je crois, et il se peut que je sois seule à y croire, que l’avenir sera plus doux pour les miens, parce que dans l’immensité de ses forêts, on voit poindre des hommes, des femmes, qui se tiennent droit et qui forceront le vent en leurs faveurs. Car la solution, bien avant tous les programmes gouvernementaux et les campagne de sensibilisation, s'initie au sein même des communautés.

Bonne journée Nationale des Autochtones Innut!